draper


draper

draper [ drape ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1636; « fabriquer le drap » 1225; de drap
I V. tr.
1Techn. Convertir (une étoffe de laine) en drap par le foulage, le lainage, etc. Spécialt Effectuer le lainage de (une étoffe). lainer.
2(1677) Cour. Habiller (qqn, une forme humaine) de vêtements amples, formant des plis harmonieux; représenter (une figure humaine) ainsi vêtue. Draper une figure, une statue à l'antique. « Je ne connais guère de lois sur la manière de draper les figures; elle est toute de poésie pour l'invention, toute de rigueur pour l'exécution » (Diderot).
En parlant d'une étoffe, Recouvrir en formant des plis. « une pièce de soie lamée d'or [...] la drape comme une statue » (Loti). « Une ample soierie ancienne drape le piano à queue » (Romains).
3Disposer (une étoffe) de manière qu'elle forme des plis harmonieux. Draper une tenture, une portière. Couturier qui drape une étoffe sur un mannequin.
II ♦ SE DRAPER v. pron. Arranger ses vêtements de manière à former d'amples plis. Se draper dans une cape. Indienne drapée dans un sari.
Loc. Se draper dans sa dignité : affecter une attitude de dignité offensée, orgueilleuse. Se draper dans sa vertu, dans sa probité, en faire étalage (souvent iron.). se prévaloir.

draper verbe transitif Couvrir quelque chose de drap ou d'une draperie, en particulier d'une draperie noire, en signe de deuil : Draper un portail d'église. Disposer une étoffe en plis harmonieux : Draper des rideaux. En parlant d'une étoffe, d'un tissu, envelopper quelqu'un, une partie du corps, le recouvrir en formant des plis harmonieux : Un grand châle drapait ses épaules. Disposer, représenter les plis d'une étoffe, d'un vêtement dans une peinture, une sculpture, une œuvre graphique.

Draper
(Henry) (1837 - 1882) astronome américain. Son Draper Catalogue (plus de 10 000 étoiles), publié à Harvard en 1891, a été continué.

⇒DRAPER, verbe trans.
I.— Emploi trans.
A.— Vx, TECHNOL. Effectuer les opérations (foulage, lainage) propres à convertir une étoffe de laine en drap. Draper une étoffe (BESCH. 1845).
Emploi abs. :
1. J'étais l'élève du père Fritz, (...) qui m'enseignait l'art de « draper », c'est-à-dire de lisser le poil d'un tissu brut et de le faire briller.
A. MAUROIS, Mémoires, I, VI, p. 85 ds ROB.
B.— Habiller, garnir, recouvrir de drap, de draperies.
1. Habiller de drap.
a) [Le suj. désigne une pers., le compl. un vêtement ou un ornement vestimentaire] Habiller, recouvrir de vêtements amples qui forment des plis harmonieux. Madame Bergeret y déposait le mannequin sur lequel elle drapait les jupes taillées par elle (FRANCE, Mannequin, 1897, p. 3). Elle s'amusait, parfois, à draper sur moi le burnous noir léger, rayé de lames d'or (COLETTE, Mais. Cl., 1922, p. 157).
Disposer en plis harmonieux. Elle prit le châle, le drapa sur elle (BALZAC, Gaudissart II, 1844, p. 594). À la lueur d'une bougie, je drapais ma cravate en rêvassant (ARNOUX, Chiffre, 1826, p. 25).
b) [Le suj. désigne un vêtement, le compl. une pers.] Vêtir, recouvrir en formant des plis amples, harmonieux, majestueux. Chemise, corsage qui drape le torse de qqn; épaule que drape une redingote. Un vieux nègre assez flasque enveloppé dans un pagne jaune qui le drapait fort dignement (CÉLINE, Voyage, 1932, p. 193). Deux pièces de laine grise la drapaient jusqu'à mi-jambes (MONTHERL., Lépreuses, 1939, p. 1435).
Spéc., PEINT. et SCULPT. Représenter une personne vêtue de vêtements légers et amples. Draper une statue, une personne à l'antique. Les maîtres du XVIIe eurent recours à un artifice ingénieux [dans le Baptême du Christ]; ils drapèrent le Christ dans une large écharpe aux plis harmonieux (MÂLE, Art relig., 1932, p. 261).
Au fig., fam. ,,Draper quelqu'un. En faire un portrait satirique. J'ai vu ce que vous avez dit de votre adversaire : le voilà bien drapé`` (Ac. 1932).
2. Recouvrir de drap, d'une draperie. Draper un salon de soie; draper une coiffeuse de mousseline. Un petit tapis jaune qui drapait l'accoudoir d'une fenêtre en mirador (JOUHANDEAU, M. Godeau, 1926, p. 27) :
2. J'ai trois pages dans ma famille, répondit M. de Charlus, et le droit de draper en rouge à cause d'un titre cardinalice, ...
PROUST, Sodome et Gomorrhe, 1922, p. 612.
Spéc. Recouvrir d'un drap noir en signe de deuil. Draper une voiture de noir; draper un portail d'église. Des tapissiers étaient occupés à draper à la porte les tentures mortuaires (SIMENON, Vac. Maigret, 1948, p. 88).
Absol. Porter le deuil. Sous Louis XIV, nous drapâmes à la mort de Monsieur, comme ayant la même grand'mère que le roi (PROUST, Sodome, 1922, p. 1089).
3. P. anal. Décorer d'une étoffe en la disposant en plis harmonieux. Draper une fenêtre, une baie de rideaux. Aux portes, aux croisées, un de ces tapissiers qui sont de vrais artistes avait drapé de moelleux rideaux en cachemire (BALZAC, Fille Ève, 1839, p. 67).
P. métaph. Le bouquet d'ormes (...) drapait la tenture verte de ses branches (ZOLA, Page amour, 1878, p. 879). Le chèvrefeuille, qui drapait un grand arbre mort, apportait aussi le miel de ses premières fleurs (COLETTE, Chatte, 1933, p. 3).
4. Au fig. Cacher ses sentiments, un aspect de sa personnalité en adoptant une attitude trompeuse. Irène sourit d'un sourire glacé, impertinent. « Ne drapez pas votre jalousie, mon petit Jacques, dans l'étendard de l'amitié incorruptible » (GRACQ, Beau tén., 1945, p. 167).
Vx. Critiquer sévèrement et systématiquement. Il a joliment drapé votre dernier ouvrage (L.-B. PICARD, Théâtre, t. 8, Les Charlatans et les compères, 1821, p. 339). Nous ennemis, Paris? pour quelques mots! (...) fi donc! On m'a souvent drapé de bien autre façon! (AUGIER, Ciguë, 1844, I, p. 40).
II.— Emploi pronom.
A.— S'envelopper dans un vêtement ample qui forme des plis harmonieux. Se draper dans sa cape, son manteau, dans un peignoir :
3. J'enfilai ma robe de chambre et lui son vieux peignoir blanc. — Vous devriez jeter cette horreur, dis-je. Il se drapa étroitement dans le tissu éponge : — Jamais! J'attendrai qu'il me quitte.
BEAUVOIR, Les Mandarins, 1954, p. 434.
P. métaph. La masse confuse de la forteresse, en face, se drapait, s'élargissait, ramassait autour d'elle le brouillard du soir (GRACQ, Syrtes, 1951, p. 127).
B.— Au fig. [Le compl. est introduit par dans] S'enorgueillir, prendre une attitude imposante qui met en avant ce qui est considéré comme une vertu. Se draper dans sa vertu. Luce s'amuse de tout son cœur, Anaïs se drape dans sa dignité et s'en va (COLETTE, Cl. école, 1900, p. 281).
[Le compl. est introduit par dans ou de] Faire parade. Il [l'attaché au journal] se drape souvent de puritanisme (BALZAC, Œuvres div., t. 3, 1836-48, p. 569). Moi (...) la seule à ne pas me draper dans les vestiges de la bourgeoisie (COCTEAU, Par. terr., 1938, p. 193). Se draper superbement dans l'ironie du dandysme (GIDE, Corresp. [avec Valéry], 1891, p. 64).
Absol. Je trouve que les étrangers font mieux que nous. Ils ne posent pas, et nous, ou nous nous drapons, ou nous nous vautrons (SAND, Corresp., t. 5, 1812-76, p. 291).
Rem. On rencontre ds la docum. le subst. masc. drapement. Action, manière de (se) draper, son résultat. On parle du costume des peuples antiques, du drapement de leurs corps dans des morceaux d'étoffe carrés, sans coupe appropriée à la forme des membres (GONCOURT, Journal, 1890, p. 1113). P. métaph. Je pensais mes Destinées. Je les voulais, hautes et graves, emphatiques En un clair drapement de gloire (RÉGNIER, Poèmes anc., 1890, p. 163).
Prononc. et Orth. :[], (je) drape []. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1225 « fabriquer le drap » (Péages de Sens, 35, Lecoy de La Marche ds R. Hist. litt. Fr., t. 10, p. 337) — début XVIIe s., O. DE SERRES ds LITTRÉ; 2. a) 1503-04 « habiller, vêtir [ici au fig.] » (J. D'AUT[ON], Ann. de Louis XII, Ms., fol. 131 ds LA CURNE : ... forestz de verdure drappées); b) 1552 « frapper; dauber » (RABELAIS, Quart Livre, chapitre XIV, éd. Marty-Laveaux, t. 2, p. 321); c) 1622 spéc. peint. (R. FRANÇOIS, Essay des merveilles de nature, 2e éd., Rouen, p. 313 : drap bien drappé); 1838 fig. (HUGO, Ruy Blas, 1, 2 : drapant sa gueuserie avec son arrogance); 1901 part. passé subst. (COLETTE, Cl. Paris, p. 256). Dénominatif de drap; dés. -er. Fréq. abs. littér. :169.

draper [dʀape] v. tr.
ÉTYM. 1225, « fabriquer le drap »; au sens mod., 1636; de drap.
1 Techn. Convertir (une étoffe de laine) en drap, par le foulage, le lainage, etc.Spéciat. Effectuer le lainage de (une étoffe). Lainer.
1 Aux apprêts, j'étais l'élève du père Fritz, vieux magicien d'Alsace, qui m'enseignait l'art de « draper », c'est-à-dire de lisser le poil d'un tissu brut et de le faire briller. Les laineries, garnies de chardon naturel, devaient accomplir ce travail.
A. Maurois, Mémoires, I, VI, p. 85.
2 Cour. Recouvrir (qqch). de drap, garnir d'une draperie, généralement en signe de deuil. || Draper les tambours pour un enterrement (→ ci-dessous Drapé, cit. 12). || Draper un portail d'église.
Absolt. Langue class. ou littér. Porter le deuil.
1.1 (…) nous drapâmes à la mort de Monsieur, comme ayant la même grand'mère que le roi.
Proust, Sodome et Gomorrhe, Pl., t. II, p. 1089.
3 Cour. Habiller (qqn, une forme humaine) de vêtements amples, formant des plis harmonieux; représenter (une figure humaine) ainsi vêtue. 1. Draperie (2.). || Draper une figure, une statue à l'antique. || Couturier qui drape un mannequin.Absolt. || L'art de bien draper.
2 Je ne connais guère de lois sur la manière de draper les figures; elle est toute de poésie pour l'invention, toute de rigueur pour l'exécution. Point de petits plis chiffonnés les uns sur les autres… Je ne puis souffrir qu'on me montre l'écorché sous la peau; mais on ne peut trop me montrer le nu sous la draperie. On dit beaucoup de bien et beaucoup de mal de la manière de draper des Anciens.
Diderot, Essai sur la peinture, V.
Par anal. Garnir (un objet) d'une étoffe, de manière qu'elle forme des plis harmonieux. || Draper un baldaquin, une fenêtre…
(Le sujet désigne une étoffe). Recouvrir en formant des plis. || Une toge drapait l'acteur qui jouait le rôle de Néron. || Une tenture drapait la table.
3 Son corsage de velours laisse nus ses bras cerclés de pierres précieuses, et une pièce de soie lamée d'or, aux dessins exquis, la drape comme une statue.
Loti, l'Inde (sans les Anglais), III, VII, p. 89.
4 Une ample soierie ancienne drape le piano à queue.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, XIV, p. 99.
Par métaphore :
5 Le chèvrefeuille, qui drapait un grand arbre mort, apportait aussi le miel de ses premières fleurs.
Colette, la Chatte, p. 3.
4 Disposer (une étoffe) de manière qu'elle forme des plis harmonieux. || Draper une tenture, une portière. || Draper une toge; une robe. || Couturier qui drape une étoffe.
6 (…) ces lambeaux d'habillements que ce peuple artiste (le peuple napolitain) drape encore avec art (…)
Mme de Staël, Corinne, XI, II.
5 Fig. Littér. Cacher par l'affectation, l'étalage d'apparences flatteuses. Cacher, couvrir, envelopper.
7 Drapant sa gueuserie avec son arrogance (…)
Hugo, Ruy Blas, I, 2.
8 Et il se mit à rire d'une façon magnifique qui drapait la pauvreté de sa plaisanterie.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, XXVII, p. 291.
6 Vx. Dire du mal de (qqn), se moquer de. Railler, ridiculiser.
9 On dit qu'on l'a drapé dans certaine satire (…)
Boileau, Satires, III.
10 Avant de partir j'exerçai mon nouveau talent poétique dans une épître au colonel Godard, où je le drapai de mon mieux.
Rousseau, les Confessions, IV.
——————
se draper v. pron.
1 Arranger ses vêtements de manière à former d'amples plis. || Se draper dans une cape. || Musulman qui se drape dans sa djellaba. || Acteur qui se drape, qui dispose son vêtement à l'antique.
11 Quelques-uns se drapaient dans leurs amples manteaux andalous en drap kaki.
P. Mac Orlan, la Bandera, IV, p. 48.
2 Fig. || Se draper : prendre une attitude théâtrale, imposante. Poser; → Ampoule, cit. 3. — ☑ Loc. Iron. Se draper dans sa dignité : affecter une attitude de dignité offensée, orgueilleuse. — ☑ Se draper dans sa vertu, dans sa probité, en faire étalage. Prévaloir (se); parade (faire parade de…).REM. On trouve rarement en ce sens la construction se draper de. || « Il se drape souvent de puritanisme » (Balzac). L'emploi sans complément est vieilli.
Être drapé. || Lit qui se drape d'une couverture, d'un couvre-pied (→ Couvre-pied, cit.).
——————
drapé, ée p. p. adj. et n. m.
ÉTYM. (1464, au sens 1).
1 Techn. Préparé comme le drap. || Étoffe drapée, tissu drapé.
2 Cour. a Garni d'un drap.
12 Aux roulements des tambours drapés (…) des grenadiers portaient le corps de leur vaillant capitaine (…)
Chateaubriand, le Génie du christianisme, IV, I, 11.
Lit drapé de perse (→ 2. Perse, cit.).
b Disposé en draperie (étoffes, tissus); couvert d'une étoffe drapée (personnes, parties du corps).
c (Personnes; correspond au pron.). || Berger drapé dans son manteau (→ Cadis, cit.).
13 L'épaule des longs plis d'un manteau blanc drapée (…)
Murdoc'h, fléau des fils de Math, traître à sa race,
Dans les bois, sur la mer, la poursuit à la trace (…)
Leconte de Lisle, Poèmes barbares, « Massacre de Mona ».
14 (…) ces corps drapés comme en des robes de moines, la tête encapuchonnée sous le turban flottant par derrière (…)
Maupassant, la Vie errante, D'Alger à Tunis, p. 167.
15 (…) leurs voiles blanches, tendues sur des vergues horizontales, retombaient mollement, drapées à mille plis comme des stores (…)
Loti, Mme Chrysanthème, II, p. 4.
3 N. m. || Drapé : ensemble des plis formés par l'étoffe d'un vêtement. || Le drapé d'une robe. || Un beau drapé. || Les drapés monumentaux de Michel-Ange.
CONTR. Dénuder, dévêtir. — Tirer (une étoffe).
DÉR. Drapage ou drapement.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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